TOUR du RUISSEAU du VAL

départ : 12h30 du parking de la Basse de Réquival, point 532, montée au Col de la Charaille, vers la Vierge du Trupt, le Haut de Chaumont à 13h20. Le chemin de crête continue vers le Col de la Chapelotte mais au Haut de Chaumont il est inscrit Propriété privée, passage interdit. 

Je suis descendu à droite vers la Scierie de Machet par le G.R. Puis après le point 557 par la route et la Basse Mauvais. Dans cette descente on passe sur le Pont des Allemands dédié à la Prinzessin Fredericke von Hohenzollern. A la Scierie de Machet il était 14h30, je suis allé un peu plus bas voir le secteur du Pot de Vin où le goudron fondait par endroits et je suis revenu à la Scierie de Machet pour remonter vers la Scierie du Marquis le long du Ruisseau du Val. De là, en remontant le vallon du Moyen Sapinot par 511 et 603,  je suis allé vers le Petit Chemin d'Allemagne. Cette route forestière monte raide, j'ai poussé un moment le vélo. En haut on arrive au Petit Chemin d'Allemagne, on le prend vers la droite et on arrive à un passage en creux encombré de branches où il n'est pas question de pédaler, espérons le voir nettoyé un jour! ( depuis ces  lignes cela a été fait)

Après c'est roulant, on retrouve l'abri du Col de la Charaille. Pour ne pas prendre le même chemin qu'à l'aller je suis revenu par l'abri du Roulé Bacon, 16h10, et en 7 mn descente au point 613 et à la voiture.

C'est un tour qui permet de découvrir ce secteur, pas trop long et avec de bons chemins, à part ce passage du Petit Chemin d'Allemagne.                                                 

Bon courage pour ceux qui se lanceront dans l'un ou l'autre de ces circuits ou qui en trouveront d'autres. J'ai cité quelques ouvrages qui concernent ce secteur. La revue l'Essor éditée à Schirmeck offre toute une série d'articles très documentés sur l'histoire locale, on peut consulter des numéros au siège de l'Essor le mercredi matin à Schirmeck. 
 

Chemin des Bornes (au-dessus de la vallée de la Sarre Rouge) en allant à pied  à l’Abri Fourmann. Un peu avant j’ai vu trois cerfs  traverser ce chemin, sans doute dérangés par les bûcherons. Souches, vestiges de la tempête Lothar du 26 décembre 1999. Dans ce côté lorrain du Donon la tempête a fait deux victimes : un petit avion s'est écrasé, le pilote et un propriétaire forestier qui voulait estimer les dégâts sont décédés. les hélicoptères de la base de Phalsbourg ont cherché longtemps le lieu du crash et l'ont trouvé  à la tombée de la nuit. Je suis aussi parti à pied depuis le cimetière militaire de Wisches,  j'ai fait le tour du Kohlberg en marchant dans la neige, non sans mal pour passer entre les troncs renversés sur le chemin, j'ai dû parfois  monter dans le talus pour  passer au dessus des troncs couchés sur le chemin et  en fin de circuit  un peu avant le cimetière militaire  j'ai mis du temps à trouver un passage. Je n'ai pas vu l'avion, juste les hélicoptères qui tournaient en rasant la crête, un est venu au dessus de moi. J'ai continué à marcher dans la neige sans lui faire signe. Cela me rappelait l'accident de l'avion du Gén.Huntziger, ministre de la guerre du maréchal Pétain le signataire de l'armistice le 22 Juin 40 avec les Allemands à Rethondes et également à Rome avec Mussolini le 24 juin . Son avion s'est écrasé sur l'Aigoual vers le Col du Minier dans le brouillard au retour d'Alger le 12 nov 1941 vers 13 h. Mon père était alors aux Chantiers de Jeunesse dans cette montagne au dessus de l'Espérou,  ce camp était à l'est du Pont des Vacquiers à 1206 m sur la carte au 1/25 000 Mont Aigoual    I G N  2641 ET. On occupait ces jeunes à construire leurs cabanes en bois puis à couper des hêtres pour en faire du charbon de bois. Il m'a dit " je faisais beaucoup de choses à l' Aigoual", entre autres moniteur de gymn pour le décrassage matinal et la séance de l'après midi et télégraphiste... il m'a dit :" c'est moi qui a annoncé l'accident d'avion" Ces jeunes comptaient les jours qui les séparaient de la quille, sans se douter qu'en 43 ce serait le départ pour beaucoup vers l' Allemagne pour une durée indéterminée." En 43 les Allemands étaient encore en Russie, on pensait que la guerre allait encore durer des années!" dixit mon père qui n'a pas raconté grand chose de cette période.

Voir sur internet en tapant " général Huntziger" le témoignage de Paul Paxé qui était un Toulonnais et qui écrivait régulièrement à ses parents, il est beaucoup question de nourriture dans ces lettres, il s'est retrouvé avec des Tarnais: " Tous les Jeunes qui se trouvent au Vigan viennent du Tarn et sont surtout d'Albi; ce sont tous de braves types très calmes et très sympathiques. Mon impression à l'arrivée a donc été très bonne " ( à Avèze le 2 juillet 1941). Mais un mois après il se sent parfois seul: " physiquement les  28 jours passés ici ( en altitude, à 1200m) m'ont considérablement changé et endurci. Si le temps continue ainsi, mon séjour à la montagne me paraitra court et supportable car je ne suis pas un fana de la ville et je ne regrette pas comme certains de mes camarades: le paquet de tabac, le cinéma, le bistrot ou la fiancée...qui leur manquent tant. Parfois j'aimerais avoir quelqu'un avec qui je pourrais parler de Toulon, de la maison, des amis....mais c'est tout; car il y a pour moi un gros inconvénient d'être seul ici sans camarade: tous mes compagnons qu'ils soient du Tarn ou de la Corrèze sont pour la plupart des campagnards et parlent leur patois, ce qui est désagréable et  même incommodant quand les conversations sont trop prolongées et qu'on ne les comprends pas ".( 10 équipes de 13 jeunes dans ce camp à 90% des Tarnais, payés 30 sous par jour). Ils passèrent l'hiver 41/ 42 dans leur camp avec 6 couvertures chacun! à 6 h de marche du Vigan. la quille, ce fut pour le 11 Février 42. 

Ce 27 Août 2018 je fais une petite rectification: ce ne sont pas 2 personnes qui sont mortes dans cet accident d'avion  le 3 Janvier 2000, mais 4 dont 3 de la famille Machet, c'est écrit sur une petite stèle vers 764 sur le Chemin des Bornes.

Travaux d’hiver, les grands  moyens (les bâtons de ski contre la roue donnent l’échelle de l’engin), l’échelle  pour  y monter se relève. (Il manque la photo disparue en tapant)