SAALES - ROTHAU

Si l'on veut ne pas être contraint par les horaires du train, on fait ce circuit dans l'autre sens :

On va en voiture à Rothau, 40 mn de trajet depuis Molsheim. On laisse la voiture devant la gare. On va en train à Saales ou Bourg- Bruche et retour en vélo (ou à pied ) à Rothau. Je trouve le paysage plus beau en allant vers le Sud mais, en plus de ne pas avoir à tenir compte des horaires des trains à l'arrivée, iI y a un avantage à faire ce tour vers le Nord : en cas de mauvais temps d'Ouest, on a le vent et la pluie dans le dos et cela monte moins qu'en allant de Rothau à Bourg – Bruche. On prend le train avec des habits et un vélo bien propres, ce qui n'est pas le cas si on prend le train en fin de balade par mauvais temps..

J'ai testé pour vous les horaires ce 16 novembre 2009 : temps doux et un peu pluvieux, départ gare de Rothau 13h04, retour en descendant de Solbach 16h15 juste avant la tombée de la nuit. Tout le détail minuté soigneusement noté est passé à la machine à laver avec le sac à dos et les habits ! Quand il pleut on rapporte un peu du pays traversé avec soi !

Finalement ce parcours n'est pas de tout repos, ça monte et descend pour traverser le vallon de la Climontaine et celui de la Chergoutte.

A Saales on peut en descendant du train traverser une ancienne voie et se retrouver directement sur un chemin qui longe la voie du côté opposé à la gare, le prendre vers la gauche. Avant le pont prendre la petite route qui part à droite vers la laiterie et Bourg -Bruche. En passant deux fois sous la voie ferrée on arrive sur la route D.50 avec le pont sur le ruisseau de l'Evreuil. Le chemin pour Stampoumont part à gauche un peu plus haut après la deuxième maison ( triangle bleu C.V.). C'est raide dès le début.

On peut aussi monter en longeant la voie vers le Nord par 515,562,625,655 ( carte au 1/25 000 de Ste Marie aux Mines). On fait le tour du Grand Alhan côté Ouest. C'est une butte de grès posée sur le socle en avant de la cuesta du grès ( Chatte Pendue, Donon...) qui est géologiquement la bordure orientale du Bassin Parisien, avec un petit frère, le Petit Alhan, au Nord et un grand frère( ou soeur), le Climont, au Sud.

Au point 655 on monte à droite puis par la petite route goudronnée on descend  à gauche vers Stampoumont. Là on tourne à droite puis tout droit on monte vers la forêt et par le Chemin des Stations, le Chemin de Croix, on descend vers Ranrupt.

A Ranrupt on prend à côté de l'église la Rue de l'Ecole et à gauche au ruisseau la petite route goudronnée qui monte raide au début vers Fonrupt ( ou bien tout droit en suivant le signe C.V.).

A Fonrupt c'est tranquille, bien exposé vers le Sud., on passe entre les maisons vosgiennes avec la grande porte de la grange, la petite porte à côté avec le couloir qui mène au fond à la cuisine avec le jardin derrière. Il manque juste la vie paysanne qui allait avec, les attelages de vaches qui rentrent le foin... mais il y a des volailles, même un paon tout mouillé sous la pluie et des oies de Guinée qui trompettent comme au Capitole pour annoncer la venue des envahisseurs.

Cette ferme vosgienne on la retrouve à partir de Wisches dans la Vallée de la Bruche. Entre Lutzelhouse et Wisches c'est la limite linguistique entre l'alsacien et le vosgien ou le français ( le Pays welsche).  Wisches faisait avant 1871 partie du département des Vosges, la limite avec l’Alsace étant alors le ruisseau du Netzenbach. A l'entrée de Wisches les maisons rive gauche du ruisseau faisaient partie de Lutzelhouse en Alsace avec un dialecte alsacien et celles rive gauche de Wisches en Lorraine avec le dialecte vosgien. Cette limite n'est pas indiquée au bord de la route mais elle existe dans les mentalités. Le mot « vosgien » pour les Alsaciens ayant eu longtemps une valeur plutôt péjorative. Voir dans l’Essor n° 189 l’article de François GUERY : «  Essai sur le parler des habitants de Wisches ». Pour les Alsaciens les habitants de le vallée à partir de Wisches sont "les Welsches" ( prononcé " walsche"),  ce qui est aussi un nom de famille en Alsace.

Par le Chemin de la Brimbellière ( =  des myrtilles) on monte raide puis par les prés du Bas Lachamp on descend à Bellefosse. Après le restaurant on monte à droite, puis encore à droite on trouve un petit abri et à gauche le sentier croix bleue qui va à Belmont. Ce chemin est plein de feuilles en cette saison qui cachent des roches, à emprunter avec prudence. Ou bien on reste sur la route pour rejoindre Belmont et le cimetière. Ce chemin croix bleue descend vers la Schirgoutte et remonte raide en traversant la route ( on change de carte, prendre Molsheim). On arrive à Belmont, à gauche rue du Cimetière. Devant le cimetière on trouve un banc bienvenu et de l'eau mais ce jour là il s'est mis à pleuvoir copieusement vers le haut le Champ du Feu dans les nuages, pas le temps de s'arrêter !

On va vers la Perheux par le Solamont où vivait un ermite avec sa chienne, Il semait des canettes de bière en montant de Rothau. J'en ai parfois ramassé quelques-unes, entières ou en morceaux ! J'ai parfois discuté avec lui, il passait l'hiver sans chauffage dans cette maison. La première fois que je l'ai vu, il montait depuis Rothau vers Solbach par ce grand chemin tout droit. Il m'a croisé en vociférant, alors que je descendais. On arrive à la Perheux par le sentier en forêt bordé de très vieux érables.

La Perheux est un très bel endroit avec des oiseaux en été, des alouettes en particulier, si on a le temps on peut monter au dessus au Mont St Jean avec la vue sur la Vallée de la Bruche, le Col du Hantz en face...

Pour rejoindre Rothau on va à Solbach ( triangle jaune) et au panneau Solbach on prend à droite. En descendant  par cette route forestière ( anneau bleu C.V.) on arrive à Rothau. Il manque un bout sur la carte de Molsheim, prendre celle du Donon au 1: 25 000,
ou la carte au 1 : 50 000.

Sous la pluie et  avec une certaine fatigue j'ai trouvé cette descente bien longue. Au dessus du vallon de St Nicolas le chemin descend à droite, très raviné dans ce virage. On arrive à Rothau par 408 et une rue très raide ou plutôt en contournant le Donon de Rothau vers le chemin croix rouge C.V., on arrive alors à la place. C'est par là que je conseille de monter si on fait ce circuit dans l'autre sens: rue du Château. J'ai écrit en 1993: « on monte tranquillement de Rothau à Solbach, Col de la Perheux, 1 H depuis Rothau », en fait, il y a quand même 350 m à monter.

Après tous ces kilomètres sans voir un chat, en cette saison et par ce temps c'est compréhensible, j'ai retrouvé le trafic, la gare et la voiture (y laisser des habits de rechange).

On peut aussi de la Perheux (arrêt possible à la ferme-auberge où il faut réserver) descendre sur Wildersbach et au bord de la Rothaine. Un chemin à plat (triangle jaune C.V.) suit le canal qui faisait tourner des usines à Rothau. Dans ce canal on peut voir des truites.

 

wildersbach wirtschaft

à Wildersbach un témoin du passé: Wirtschaft Hindermeister ( Auberge Hindermeister) avec un S à l'envers.

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